Comment devenir chauffeur VSL ?

Comment devenir chauffeur VSL ?

Pour devenir chauffeur VSL, il faut un permis B de plus de 3 ans et l’attestation d’auxiliaire ambulancier (70 heures). Une aptitude médicale est aussi exigée avant de conduire.

Dans cet article

Pour devenir chauffeur de VSL (véhicule sanitaire léger), il faut posséder un permis B depuis plus de 3 ans (2 ans après une conduite accompagnée), suivre la formation d’auxiliaire ambulancier de 70 heures et justifier d’une aptitude médicale à la conduite.

La formation s’effectue dans un institut de formation d’ambulanciers (IFA) et inclut les gestes et soins d’urgence de niveau 2. Un débutant démarre en général au niveau du SMIC.

Que fait un chauffeur VSL ?

Le chauffeur de VSL transporte des patients assis sur prescription médicale : consultations, séances de dialyse, de radiothérapie ou de rééducation, entrées et sorties d’hôpital.

Il aide le patient à monter dans le véhicule et à en descendre. Il vérifie la prescription, conduit avec souplesse et assure l’entretien courant du véhicule.

Le métier se pratique la plupart du temps seul au volant avec un contact constant avec les patients.

Une bonne résistance physique et le sens de la relation comptent autant que la conduite.

VSL, ambulance et taxi conventionné

Véhicule Position du patient Équipage Qualification du conducteur
VSL Assis Un conducteur Auxiliaire ambulancier, ambulancier diplômé ou profession de santé reconnue
Ambulance Allongé Deux personnes Au moins un diplôme d’État d’ambulancier dans l’équipage
Taxi conventionné Assis Un conducteur Carte professionnelle de taxi et conventionnement avec l’Assurance maladie

Le chauffeur VSL n’est donc pas un chauffeur de taxi. Il relève du transport sanitaire et de ses règles de qualification.

Les conditions pour devenir chauffeur VSL

Condition Détail
Permis de conduire Permis B de plus de 3 ans, ou de plus de 2 ans après une conduite accompagnée
Formation Attestation de formation d’auxiliaire ambulancier (70 heures)
Secourisme Attestation de formation aux gestes et soins d’urgence (AFGSU), niveau 2, délivrée pendant la formation
Aptitude médicale Examen médical d’aptitude à la conduite, effectué dans les conditions prévues par la réglementation
Vaccinations Immunisations exigées pour les professionnels du transport sanitaire

Un diplôme d’État d’ambulancier, ou un titre de profession médicale ou paramédicale reconnu (aide-soignant, auxiliaire de puériculture), permet aussi de conduire un VSL.

La formation d’auxiliaire ambulancier

La formation dure 70 heures, soit environ 10 jours. Les instituts de formation d’ambulanciers (IFA) la dispensent.

Elle traite de l’hygiène, de la déontologie, de la réglementation du transport sanitaire et des gestes de manutention.

Elle comprend la formation qui mène à l’AFGSU de niveau 2. L’entrée se fait sur dossier et non sur concours selon une fiche métier de Jobijoba. Les IFA fixent leurs propres modalités d’admission.

La formation est payante. Le compte personnel de formation (CPF), l’employeur ou France Travail peuvent la financer selon la situation du candidat.

Un employeur du secteur du transport sanitaire finance parfois la formation d’un salarié qu’il recrute.

Les étapes pour se lancer en tant que chauffeur VSL

  1. Vérifier l’ancienneté de son permis B.
  2. Passer la visite médicale d’aptitude à la conduite.
  3. Contacter un institut de formation d’ambulanciers de sa région.
  4. Déposer le dossier d’inscription à la formation de 70 heures.
  5. Chercher un financement (CPF, employeur, France Travail).
  6. Suivre la formation et valider l’AFGSU de niveau 2.
  7. Obtenir l’attestation d’auxiliaire ambulancier.
  8. Candidater auprès des entreprises de transport sanitaire.

Combien gagne un chauffeur VSL ?

Un auxiliaire ambulancier débutant touche un salaire proche du SMIC selon la fiche métier de Jobijoba.

Un autre site indique qu’un ambulancier junior prétend au SMIC et peut atteindre environ 2 000 euros bruts avec l’expérience. Des indemnités de repas s’ajoutent.

Le salaire dépend de la convention collective, de l’employeur, de la région et des horaires travaillés.

Le travail de nuit, du week-end et les jours fériés ouvrent droit à des majorations selon l’entreprise.

Où travaille un chauffeur VSL ?

Employeur Missions typiques Point d’attention
Entreprise de transport sanitaire Transports sur prescription vers les lieux de soins Planning variable selon la demande
Hôpital ou clinique Transports internes et vers d’autres établissements Postes moins nombreux et recrutement sur dossier
Structure médico-sociale Déplacements de résidents Contact régulier avec un public fragile
Association Transports de personnes à mobilité réduite Statuts et missions variables

Comment devenir VSL indépendant ?

Créer sa propre entreprise de transport sanitaire est une démarche encadrée. L’activité demande un agrément délivré par l’agence régionale de santé (ARS) et une autorisation de circulation pour chaque véhicule.

Le véhicule doit répondre à des normes techniques précises. Les conditions de qualification de l’exploitant diffèrent de celles d’un salarié.

Un site spécialisé indique que le diplôme d’État d’ambulancier est obligatoire pour l’indépendant. Un autre site tient une position différente.

L’ARS de la région tranche sur le dossier précis. Le conventionnement avec l’Assurance maladie reste nécessaire pour facturer les transports.

Comment évoluer vers le diplôme d’ambulancier ?

L’auxiliaire ambulancier peut passer le diplôme d’État d’ambulancier.

La formation dure 23 semaines dont 7 de stage selon l’Onisep. L’accès se fait sur épreuve avec le permis B et l’AFGSU de niveau 2 comme conditions.

Ce diplôme ouvre les postes d’ambulancier en ambulance et au sein d’un service mobile d’urgence et de réanimation (Smur) après une formation adaptée.

Il donne accès à des fonctions d’encadrement dans une entreprise de transport sanitaire.

Les erreurs à éviter

Erreur Conséquence Correction
Confondre VSL et taxi conventionné Mauvaise formation choisie Vérifier la qualification exigée avant de s’inscrire
S’inscrire avec un permis trop récent Candidature refusée Contrôler la date d’obtention du permis B
Négliger la visite médicale Retard dans le recrutement La planifier avant la formation
Se former dans un organisme non habilité Attestation non reconnue Choisir un institut de formation d’ambulanciers
Ignorer les vaccinations exigées Embauche bloquée Vérifier son carnet de vaccination dès le départ
Lancer une activité indépendante sans agrément Exploitation illégale Contacter l’ARS avant tout achat de véhicule

Questions fréquentes

Faut-il le diplôme d’ambulancier pour conduire un VSL ?

Non. L’attestation d’auxiliaire ambulancier suffit pour conduire un VSL. Le diplôme d’État d’ambulancier est exigé pour l’équipage d’une ambulance.

Quelle est la durée de la formation ?

La formation d’auxiliaire ambulancier dure 70 heures, soit environ 10 jours. Le diplôme d’État d’ambulancier dure 23 semaines selon l’Onisep.

Quel permis faut-il pour conduire un VSL ?

Le permis B suffit à condition de l’avoir depuis plus de 3 ans, ou depuis plus de 2 ans après une conduite accompagnée. Un permis en période probatoire n’ouvre pas l’accès à la formation.

Peut-on devenir chauffeur VSL en reconversion ?

Oui. Le métier accueille des profils variés. La formation courte et les besoins de recrutement du secteur facilitent la reconversion. Le CPF et France Travail peuvent financer une partie des frais.

Un chauffeur VSL est-il aide-soignant ?

Non. Un aide-soignant peut conduire un VSL sans l’attestation d’auxiliaire ambulancier mais les deux métiers relèvent de filières différentes. Le chauffeur VSL se concentre sur le transport des patients.