Comment tuteurer les tomates ?

Une tomate se tuteure en plantant un piquet de 1,80 m à côté du pied dès la plantation puis en attachant la tige au fur et à mesure de sa croissance. Les variétés à croissance indéfinie en ont besoin.
Dans cet article
- Pourquoi tuteurer les tomates ?
- Variétés déterminées ou indéterminées
- Comment choisir son tuteur ?
- Poser le tuteur à la plantation
- Attacher la tige
- La spirale métallique
- Le palissage sur ficelle
- Supprimer les gourmands
- Étêter le plant
- Les cages et supports pour variétés basses
- Tuteurer en pot
- Entretenir le tuteurage
- Erreurs fréquentes
Une tomate se tuteure en plantant un piquet solide d’environ 1,80 m à 5 cm du pied au moment de la plantation. On attache ensuite la tige au tuteur tous les 20 à 30 cm au fil de sa croissance avec un lien souple.
Les variétés à croissance indéfinie ont besoin de ce soutien. Les variétés naines peuvent s’en passer.
Pourquoi tuteurer les tomates ?
Une tige de tomate ne se tient pas seule quand les fruits grossissent. Un plant couché au sol expose les fruits à l’humidité et aux limaces. Il favorise aussi les maladies comme le mildiou. Un plant tuteuré reçoit mieux la lumière et l’air circule autour des feuilles. La récolte se fait plus facilement et les fruits mûrissent de manière plus régulière.
Variétés déterminées ou indéterminées
| Type | Croissance | Hauteur | Soutien conseillé |
|---|---|---|---|
| Indéterminée | La tige pousse jusqu’au froid | 1,5 à 2 m et plus | Tuteur haut, spirale ou ficelle |
| Déterminée | La tige s’arrête après la floraison | 60 à 100 cm | Tuteur court ou cage |
| Naine ou buissonnante | Port compact | 30 à 50 cm | Petit tuteur ou aucun |
Le sachet de graines ou l’étiquette du plant indique le type de croissance. Les variétés de grande taille comme les cœurs de bœuf, les marmandes ou beaucoup de tomates anciennes sont indéterminées. Les tomates cerises vendues en pot existent en deux types.
Comment choisir son tuteur ?
| Tuteur | Avantage | Limite |
|---|---|---|
| Piquet en bois | Solide et peu coûteux | Demande des attaches régulières |
| Tuteur en bambou | Léger et écologique | Peut casser sous un plant très chargé |
| Spirale métallique | La tige s’enroule sans attache | Convient surtout à une tige unique |
| Cage à tomates | Soutien global du plant | Encombrante et plus chère |
| Ficelle verticale | Économique et adaptée aux rangs | Demande une structure haute |
| Treillis ou filet | Supporte plusieurs plants | Installation plus longue |
Un tuteur mesure au moins 1,80 m hors sol pour une variété indéterminée. Son diamètre est d’environ 2 à 3 cm. Un tuteur trop fin plie sous le poids des fruits. Le bois non traité convient aux potagers.
Poser le tuteur à la plantation
Le tuteur se pose en même temps que le plant. Il enfonce moins de racines à ce moment. Un tuteur planté plus tard blesse les racines déjà développées. On l’enfonce de 30 à 40 cm dans le sol pour qu’il reste stable par grand vent. Il se place à 5 cm du pied du côté opposé au vent dominant.
- Creuser le trou de plantation du plant de tomate.
- Enfoncer le tuteur de 30 à 40 cm à 5 cm de l’emplacement du pied.
- Mettre le plant en terre en l’enterrant jusqu’aux premières feuilles.
- Arroser le pied.
- Attacher la tige au tuteur avec un lien souple à environ 10 cm du sol.
Attacher la tige
Une tige se lie au tuteur tous les 20 à 30 cm à mesure qu’elle pousse. Le lien se noue en forme de huit : une boucle autour de la tige et une autre autour du tuteur.
Le croisement du huit évite que la tige frotte contre le bois.
Le lien reste lâche pour laisser la tige grossir. On place l’attache sous une feuille ou une grappe de fruits pour soutenir leur poids.
Le raphia, les liens en tissu, les bandes de vieux collants ou les attaches spéciales pour plantes conviennent. Un fil de fer ou une ficelle fine coupe la tige.
La spirale métallique
Une spirale se plante à côté du plant. La tige s’enroule à l’intérieur de la spirale en suivant sa pente. On guide la tige à la main au fil de sa croissance.
Les gourmands se retirent régulièrement pour garder une tige unique.
Certaines variétés trop vigoureuses dépassent la hauteur de la spirale. On étête alors le plant.
Le palissage sur ficelle
Le palissage sur ficelle remplace les tuteurs individuels pour une rangée de plants. On tend un fil de fer à 2 m de hauteur entre deux poteaux.
Une ficelle descend du fil jusqu’à la base de chaque plant. La tige s’enroule autour de la ficelle en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre.
Un clip spécial maintient la tige tous les 20 à 30 cm. Cette méthode s’emploie beaucoup en serre.
Supprimer les gourmands
Les gourmands sont les pousses qui naissent à l’aisselle entre la tige principale et une feuille. Ils épuisent le plant en créant de nouvelles tiges.
Une variété indéterminée tuteurée sur une tige unique donne des fruits plus gros.
On les retire à la main quand ils mesurent 3 à 5 cm.
On les pince avec le pouce et l’index en fin de matinée par temps sec pour que la plaie cicatrise vite.
Un gourmand de grande taille se coupe avec un outil propre. Une variété déterminée ne se taille pas ou très peu.
Étêter le plant
On coupe l’extrémité de la tige principale environ un mois avant la fin de la saison. Le plant arrête de monter et concentre sa sève sur les fruits déjà noués. La date dépend du climat.
Dans la moitié nord de la France elle tombe souvent en août. On laisse deux feuilles au-dessus de la dernière grappe pour nourrir les fruits.
Les cages et supports pour variétés basses
Une cage en fil de fer entoure le plant sur toute sa hauteur.
Elle se pose à la plantation car elle gêne un plant déjà grand. Les tiges se glissent entre les barreaux et s’appuient dessus sans attache.
Une cage maison se fabrique avec du grillage à mailles larges de 15 cm roulé en cylindre. Elle doit mesurer au moins 1 m de haut. Les variétés déterminées s’y adaptent bien.
Tuteurer en pot
Une tomate en pot se tuteure comme en pleine terre avec un tuteur enfoncé jusqu’au fond du pot. Un pot de 20 à 30 litres donne la stabilité nécessaire.
Un grand tuteur dans un petit pot fait basculer l’ensemble par grand vent.
Une cage ou un petit treillis se fixent aussi au pot. Les variétés naines s’accommodent d’un tuteur court.
Entretenir le tuteurage
Un contrôle une fois par semaine repère les tiges qui se détachent et les gourmands naissants. Les attaches se resserrent ou se déplacent quand la tige grossit.
Après la saison, les tuteurs se brossent à l’eau savonneuse puis se désinfectent avec un produit adapté. Un tuteur propre limite la transmission des maladies d’une année à l’autre.
Les tuteurs en bois se rangent au sec pour durer.
Erreurs fréquentes
| Erreur | Conséquence | À faire à la place |
|---|---|---|
| Poser le tuteur après la plantation | Racines blessées | Installer le tuteur en même temps que le plant |
| Serrer trop fort le lien | Tige étranglée | Nouer en huit et laisser du jeu |
| Choisir un tuteur trop court | Plant qui retombe | Prendre un tuteur de 1,80 m minimum |
| Enfoncer trop peu le tuteur | Plant qui bascule au vent | Enterrer 30 à 40 cm |
| Oublier d’attacher régulièrement | Tige cassée sous le poids des fruits | Attacher tous les 20 à 30 cm |
| Laisser tous les gourmands | Plant touffu et fruits plus petits | Les retirer quand ils sont jeunes |
| Tuteurer trop serré | Maladies favorisées par l’humidité | Espacer les plants de 50 à 60 cm |